En bref
Le traitement hormonal substitutif remplace des hormones dont la production a chuté — œstrogènes et progestérone à la ménopause, testostérone en cas d'hypogonadisme masculin confirmé par un dosage sanguin — pour traiter des symptômes de carence, sous prescription et surveillance médicales.
Chez la femme ménopausée, le THS traite efficacement les symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur) et la sécheresse vaginale, avec un rapport bénéfice-risque qui dépend fortement de l'âge de début et de la voie d'administration ; l'essai Women's Health Initiative (WHI), puis ses réanalyses ultérieures par tranche d'âge, ont nuancé les inquiétudes initiales sur le risque cardiovasculaire lorsque le traitement est débuté tôt après la ménopause.
Chez l'homme, la thérapie de remplacement de la testostérone (TRT) est indiquée en cas d'hypogonadisme confirmé par des symptômes cliniques et un dosage sanguin bas répété — pas sur la seule base de la fatigue ou de l'âge. Utilisée hors de cette indication chez un homme eugonadique, elle expose à des risques (polyglobulie, atrophie testiculaire, effets cardiovasculaires débattus) sans bénéfice démontré.
En France, ces traitements sont sur ordonnance, encadrés par la Haute Autorité de Santé et l'ANSM ; aucun des deux n'est reconnu comme une intervention de longévité en soi — ce sont des traitements de correction d'un déficit hormonal documenté, pas des thérapies anti-âge génériques.
À retenir
- THS féminin : bénéfice le mieux établi si débuté tôt après la ménopause
- TRT masculin : réservé à un hypogonadisme confirmé par dosage sanguin répété
- Traitements de substitution d'un déficit avéré, pas des thérapies anti-âge génériques