En bref
L'apolipoprotéine B (ApoB) est la protéine structurale présente en un seul exemplaire sur chaque particule lipoprotéique athérogène (LDL, VLDL, Lp(a)) ; son dosage compte donc directement le nombre de particules à risque, plutôt que la quantité de cholestérol qu'elles transportent.
Le LDL-cholestérol, mesure la plus utilisée en routine, estime la quantité de cholestérol transportée par les particules LDL sans compter directement leur nombre. Or ce sont les particules elles-mêmes, en pénétrant la paroi artérielle, qui initient l'athérosclérose — deux personnes peuvent avoir le même LDL-cholestérol avec un nombre de particules ApoB très différent, notamment en cas de résistance à l'insuline.
Des méta-analyses d'essais randomisés de traitements hypolipémiants et des études de randomisation mendélienne convergent pour montrer que l'ApoB prédit mieux le risque cardiovasculaire que le LDL-cholestérol seul, ce qui a conduit plusieurs sociétés savantes européennes de cardiologie à recommander son dosage, en particulier chez les patients avec syndrome métabolique, diabète ou triglycérides élevés.
Le dosage de l'ApoB est un test sanguin simple, disponible en France sur prescription médicale, et ne nécessite pas d'être à jeun contrairement au bilan lipidique classique.
À retenir
- Compte le nombre de particules athérogènes, pas seulement leur contenu en cholestérol
- Prédicteur de risque cardiovasculaire supérieur au LDL-cholestérol seul dans les données d'issues
- Particulièrement informatif en cas de syndrome métabolique ou de triglycérides élevés